oct 28

Nous avons travaillé dur pour satisfaire nos clients, les usagers de notre association ou de notre établissement et nos équipes. Nous avons trimé et fait trimer nos équipes, quitte à leur faire mal ; mais c’était pour leur bien et celui de l’entreprise ou de l’établissement. Le contexte se charge de nous surcharger la barque, d’ajouter de l’inquiétude et de réduire nos moyens. Le contexte s’entête à accélérer le temps, à produire de l’incertitude et à générer de la complexité. Et nous, en Monsieur et Madame « plus », nous en avons encore rajouté, personnellement, comme des grands. Mettez-moi plus rigueur par ci, ajoutez-moi du sérieux par là, raccourcissez-moi ce délai trop long, augmentez-moi ce résultat trop « pitirikiki »… Comme si nous avions besoin de ça.

Je regarde mon fils évoluer et la qualité essentielle que je lui trouve est la gentillesse. N’allez pas imaginer que c’est un béni-oui-oui tout mou et introverti ! N’allez pas croire qu’on obtienne ce qu’on veut de lui pour peu qu’on le supplie ou qu’on le menace !

Il est gentil, il n’est pas peureux. Il est gentil, il n’est pas lâche. Il est gentil, il n’est pas faible !

Alors je me suis posée la question suivante : en tant que responsable, en tant que consultante, que puis-je apporter de différent au quotidien ?

Peut-être ma façon de ralentir dans la tourmente, ou celle de sourire quand beaucoup se contractent ou encore celle de choisir la bienveillance, avec obstination.

Nous pourrions être une armée implacable de gentils. Nous pourrions nous défendre avec l’amour sans répit pour armure et massue. Nous pourrions travailler, notre gentillesse en guise de sarbacane et elle transpercerait nos collègues, nos amis, nos adversaires d’un halo magnifique.

Je rêve ? Je m’éloigne du sujet ?

En êtes-vous si sûrs …

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